Naissance de Romane, baptisée par … Romane !

Pas de mise bas en direct devant nos touristes de la semaine mais Fanny, Émilie, conjoints et enfants ont laissé tomber leur barbecue pour venir découvrir ce petit veau fraîchement sorti du ventre de sa maman.

C’est une fille, issue de Betty-Boop et de Pompon 😉 Elle a été très rapidement baptisée. Il fallait un nom commençant par un « R » et Romane a spontanément proposé son prénom.

Après un débarbouillage en règle, petite Romane a esquissé quelques pas incertains en quête des mamelles de sa mère. Ce matin, elle a intégré le troupeau et suit comme une grande.

Un départ précipité mais un retour accompagné !

A la Ferme de Lauzanac, nous élevons des vaches de race Blondes d’Aquitaine. Elles ont une belle couleur blonde avec une robe allant du presque blanc au blond foncé presque marron parfois. Et pourtant, dans le troupeau se trouve une intrus … Hetta est issu d’un père Holstein (noir et blanc, race laitière) et d’une mère Bleu Blanc Belge (blanche avec des tâches bleues, race à viande).

Hetta, certainement parce qu’elle est d’une couleur différente se fait beaucoup bousculer dans le troupeau. De là à penser que les vaches sont racistes, il n’y a qu’un pas ! Pas chouette, hein ?
Pour éviter de la voir toujours à l’écart, nous avons décidé de la mettre avec les génisses cette année, les ados si vous voulez, les futures mères. Elles ne sont que 10 et nous avons pensé qu’elles n’étaient pas encore perverties en raison de leur jeunesse et de leur innocence. Et oui, nous raisonnons avec les animaux comme on le fait avec les humains ! Mais nous avions raison. Dans ce jeune troupeau, elle fait office de mentor et se trouve parfaitement bien.

Ce que nous n’avions pas prévu, c’était son état de grossesse avancée ! Il y a 15 jours, nous avons vu que la mise bas était imminente. Parce qu’elle a généralement besoin d’assistance, nous avons préféré lui refaire faire le trajet du pré à la grange dans une bétaillère.

3 jours après, le bébé pointait le bout de son nez. Elle, c’est une fille, est sortie toute seule. Sur la palette des couleurs, les 3 races mélangées – le papa est blond – ont donné un bébé de couleur brun soutenu. Elle s’appelle Risette.

Nous avons rechargé maman et bébé quelques jours après la naissance pour les remettre au pré, à l’air libre. Voici les photos du retour. Depuis, Risette est la reine au milieu du troupeau. Avec ses yeux malicieux et ses longues et fines gambettes, on la voit galoper après les hérons pique-bœufs quand ils sont trop près ! La belle vie en somme 😉

 

Année COVID, année de découverte du slow tourisme …

Le plaisir de côtoyer les animaux de la ferme.

Une expérience de 25 ans à remettre en question !

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »

Merci Monsieur Nicolas Boileau pour cette citation qui prend autant de sens en cette année si particulière !

Nous louons nos gîtes depuis plus de 25 ans. Cela représente quand même une certaine expérience … en tout cas, de très jeunes hôtes, nous sommes maintenant devenus des hôtes d’un âge respectable 😉

Et bien en cette année 2020, celle de la fameuse COVID-19 – et oui, il paraît qu’elle est du genre féminin finalement ! – toute l’expérience que nous avions acquise en tant qu’hébergeurs est à remettre en question. Rien de dramatique ou de désagréable, rassurez-vous chers touristes ou lecteurs de passage. Simplement, nous accueillons cette année des visiteurs qui n’avaient aucunement l’habitude de passer leurs vacances en gîtes ce qui entraîne des réactions inattendues ou des attentes nouvelles pour nous.

Explication

Suite au long confinement, les familles dispersées ont décidé de se retrouver pour une semaine dans un hébergement pouvant tous les accueillir. Composées des grands-parents, enfants et petits-enfants, ces familles vivent aux 4 coins de la France. Le gîte est le pied-à-terre qui les rassemble. La piscine privée est une priorité pour que petits et grands puissent partager du bon temps sans avoir à chercher des animations plus éloignées qui seraient onéreuses ou sanitairement pas aussi sécurisées.

Ce qui nous surprend : un seul des couples a pris l’initiative de chercher et louer la maison. La grand-mère souvent. Quand le groupe se retrouve, ils sont très surpris de trouver les lits faits. La moitié d’entres eux ont porté leurs draps ! Ils n’ont donc pas consulté le site !

Il y a aussi la grande surprise d’une piscine et d’un jardin réellement privés. Mais alors, vous n’avez plus aucune inquiétude vis-à-vis du méchant virus ?…

Ensuite, ces réservations ont été faîtes en dernières minutes lorsque les mesures gouvernementales se sont assouplies donnant la possibilité de partir en vacances même à plus de 100 km du domicile. Nous n’avons donc pris aucun acompte. Du coup, nos touristes inquiets voire stressés parce qu’habitués à louer dans des structures plus importantes aux règlements stricts : mobil-homes en campings ou hôtels en France ou à l’étranger souhaitent régler le séjour dès l’arrivée. Ils sont extrêmement surpris lorsque nous leur proposons de s’installer d’abord et de profiter des lieux. Ils ont une semaine pour s’acquitter de leur dette et nous aurons l’occasion de nous croiser puisque nous habitons sur place de toute façon. Rien ne presse.

Et puis enfin, il y a les réflexions sympathiques. « Qu’est-ce que c’est grand ! ». « Le gîte ne manque vraiment pas d’équipement ! ». « Bravo pour les installations et la déco … ». « Les enfants sont aux anges avec les animaux ! ». « Et cette piscine rien que pour nous, c’est top ! ».

La découverte du slow tourisme

Bref, une année inédite qui donne l’occasion de faire découvrir un autre style de séjour. Celui du slow tourisme qui permet de découvrir des paysages tout en prenant son temps, de s’imprégner de la nature, de privilégier les rencontres et de savourer les plaisirs de la table.

Vous êtes nombreux à réaliser qu’il n’est pas nécessaire de partir loin pour passer de bonnes vacances. Le calme et la privauté de la location, la joie de vos enfants qui s’amusent tant dans la piscine et qui peuvent approcher les animaux de la ferme quand ils le souhaitent, les sorties sur les marchés alentours, les balades sur les nombreux chemins de randonnée ou dans les petits villages, la gastronomie locale, autant de plaisirs simples que vous appréciez particulièrement cette année.

Finalement, si vous êtes contents, nous le sommes aussi bien sûr. C’est un plaisir de vous voir aussi agréablement surpris et c’est aussi une récompense que nous apprécions grandement. Merci de votre visite !

 

 

 

Le temps passe … pour nous et le Pont Roman

Drôle de titre ! Un petit clin d’œil pour que vous puissiez nous reconnaître si vous nous croisez en passant par la Dordogne ! Les copains ne sont pas tendres et ont tendance à dire que nous devrions actualiser la photo de nos trombines. Voilà qui est fait ! Et qui plus est, en pied !

Photo d’octobre 2019, prise lors d’une sortie avec des amis bretons, avec à l’arrière ce bel ouvrage qu’est le Pont Roman de La Sauvetat du Dropt situé à 3 km des Gîtes de Lauzanac.

La restauration vient de se terminer. Il fait très neuf, c’est vrai, mais il se patinera avec le temps et surtout, ce chef-d’œuvre qui date des XII° et XIII° siècle est sauvé. Vous pourrez y aller flâner. Les explications sur son histoire comme celle du village sont disponibles dans la cabane info. Mais si vous souhaitez une visite détaillée avec l’accent local, je me ferais un plaisir de vous guider !

Les apprentis du mois d’août

La semaine dernière, nous avons eu un apprenti assidu et un plus âgé qui a réussi à s’extirper de son lit un peu plus tôt pour nous suivre dans la distribution de fourrage au troupeau 😉

Mathis, pas encore 6 ans, a adoré ses vacances et a passé une partie de ses matinées à nous suivre au milieu des animaux ou à nourrir lui-même chèvres et moutons du parc. Sacha, 13 ans, a aimé venir la veille de son départ. Il était très occupé chaque jour avec ses parents à visiter villages et châteaux, entre autre Sarlat et le château de Bonaguil.

Voici quelques photos de la distribution d’enrubanné. En été, il n’y a pas assez d’herbe dans les prés et nous devons apporter un complément. En vedette, la brebis Canaima entre les deux cabanes du parc …

Alexandra revient sur les lieux de ses vacances d’enfant

Quel plaisir – même si c’est bien la preuve que nous vieillissons 😉 – d’avoir reçu Alexandra, son compagnon, Lucas leur fils et leurs amis pour un retour aux sources.

Venue en 2005 avec ses parents et ses grands-parents, Alexandra tenait à revenir à la Ferme de Lauzanac pour en faire profiter son petit garçon. Ils ont eu la chance de baptiser un veau tout juste né. Peyo, le fils de Cyrène.

Voici les belles photos et le gentil commentaire qu’elle a publié sur facebook.

 » Nous avons adoré notre semaine au pigeonnier.
Je suis déjà venue en 2005 avec mes parents. Séjour que j’avais adoré du haut de mes 13 ans. La proximité des animaux, la piscine, la région ..
J’ai voulu faire découvrir cet endroit à mon fils et il a adoré tout autant que moi.
Excellent séjour en famille.
Tout est à disposition, propre et bien pensé.
Isabelle et Thierry sont des hôtes discrets, gentils et de bons conseils. Il partage avec passion leur quotidien à la ferme.
Nous avons pu participé aux soins des animaux, allez sur le tracteur et nous avons même pu voir un veau tout juste né que nous avons nommé Peyo.
Merci à eux pour tout ces beaux moments
Nous recommandons les yeux fermés le gîte Lauzanac. »

Travaux du moment à la Ferme de Lauzanac

La valeur n’attend pas le nombre des années !

Avec le soleil revenu, nous sommes dans les foins. Faucher, faner pour sécher, andainer pour mettre en ligne pour finalement presser puis stocker à l’abri. Ce sont les travaux entrepris depuis hier mardi.

Avant cette période de chaleur, certaines des prairies ont été enrubannées. Le ray-grass est une plante fourragère qui se sèche mal et que nous enroulons dans du plastique pour le faire fermenter. Ce que l’on appelle « le dessert » lorsque nous le donnons aux animaux dans la ration en plus du foin séché. Ce travail là demande de la main-d’œuvre. Ian, notre plus jeune fils qui vit près de chez nous, vient aider lorsqu’il est disponible. Pour cette dernière étape du travail d’enrubannage, il était venu avec une ouvrière qui a vite compris en quoi consistait le travail. Prometteuse cette petite 😉

Vacances de Pâques pour une petite campagnarde

La petite Maddie n’est pas de la campagne, pas tout à fait. Mais elle a passé beaucoup de temps avec sa grande famille auprès des animaux de la ferme qu’elle a adoré. La preuve en images grâce à Flora, sa maman.

Merci à vous tous d’être aussi fidèles puisque vous venez chaque année à Lauzanac depuis 19 ans !

Sauvetage d’un grèbe huppé

Surprise en commençant la journée du 26 avril, la découverte d’un bel oiseau du côté de la ferme. Un bel oiseau effarouché qui n’était pas capable de s’envoler.

J’ai de suite compris qu’il s’agissait d’un grèbe huppé – merci le jeu des 7 familles « oiseaux » de mon enfance – et, munie de gants épais en raison de son long bec acéré, je l’ai transporté dans une cage à lapin. Non pas pour le maintenir captif mais pour tenter de le sauver.

Après l’avoir examiné avec Thierry, nous savions que les pattes n’étaient pas abimées. Durant 6 jours, nous l’avons abreuvé et nourri de poissons frais. Achetés en superette ou ramenés par nos touristes pêcheurs du moment. Une aubaine, merci les garçons !

Aujourd’hui mercredi 1er mai, Greby – c’est ainsi que je l’ai baptisé – se déplace beaucoup plus facilement dans sa cage et paraît impatient de reprendre le cours de sa vie. Il devait être simplement très fatigué. Peut-être était-il en cours de migration? Comment le savoir?

Quoiqu’il en soit, nous sommes tout près du Lac de l’Escourou où se trouvent de nombreux oiseaux de son espèce. C’est donc tout naturellement que nous l’avons remis en liberté au bord de l’eau.

Il est sorti très vite de la petite cage dans laquelle nous l’avons transporté puis a plongé aussitôt pour ressortir 30m plus loin. Nous nous sommes observés car il est resté un moment au même endroit. Je suis sûre que le contact de l’eau lui manquait beaucoup. Peut-être a-t-il remercié à sa façon ? Peu importe, nous sommes contents de l’avoir sauvé.