Avec le mauvais temps, les transhumances!

Fini l’été et les grosses chaleurs, c’est le temps des bourrasques de vent et des averses qui font faire le dos rond aux animaux de la ferme.

Nous avions rentré les veaux début septembre pour vendre les mâles. Il reste 13 « filles » qui nous observent depuis leur étable ouverte sur la cour. La tranchée au premier plan a permis d’emmener le courant de l’étable au nouvel atelier de Thierry que l’on vous montrera lorsqu’il sera terminé.

En milieu de semaine, ce sont les chevaux que nous avons déplacés. Vanilli est revenue à Lauzanac pour l’hiver tandis qu’Idéale, la caractérielle, a retrouvé son troupeau à Mouthes. Pour ces transports, nous empruntons le van du Domaine Mouthes Le Bihan, amis viticulteurs en Côtes de Duras et propriétaires de la belle Idéale, qu’ils avaient acquis il y a quelques années pour travailler leurs vignes. Par manque de temps, la jument est au repos et passe la belle saison chez nous.
Vanilli appartient aux propriétaires des chambres d’hôtes Les Agapanthes situé à quelques kilomètres de Lauzanac. Ils nous donnent le foin de leur prairie. En échange, Vanilli vient passer l’hiver avec nous pour être nourrie et bénéficier d’un abri.
C’est ça la vie à la campagne. L’entraide et l’échange entre voisins et amis.

Quelques photos pas supers chouettes parce que le bridge utilisé jusque là est cassé!…

Vanilli attend dans le van et Idéale est au premières loges sans savoir qu’elle prendra très vite sa place.

Échange d’occupante dans le van. Une grosse marron contre une petite blanche!

Téquila est heureuse de retrouver sa copine. Dans le pré maintenant, nous avons deux blanches et deux gris qui s’entendent bien mais forment deux clans séparés.

Idéale prend beaucoup plus de place dans le van! La voiture aura aussi plus de mal à avancer. La route qui mène vers Mouthes depuis Soumensac. Belles couleurs d’automne.

Arrivée à Mouthes où la horde tend les oreilles. Une fois descendue, Idéale est reniflée de tous côtés.

Il n’y a cependant aucune bousculade, le changement s’est fait rapidement et dans le calme ce qui nous laisse un peu de temps pour aller au chai. Merci pour la dégustation 😉

Samedi après-midi, ce sont les vaches et le taureau que nous avons mis à l’étable avec Thomas, notre fils aîné qui aime les animaux. C’est notre copain Patou qui avait l’appareil photo. Difficile pour moi de l’utiliser entre deux cavalcades. C’est loin de ressembler aux arènes de rodéo mais se retrouver dans une grange au milieu d’une cinquantaine de bêtes restées 7 mois en liberté demande une certaine vigilance. Elles ne sont pas agressives mais se bousculent entre elles sans se soucier de notre présence.

Il faut traverser toute la partie ferme-atelier-recyclage métaux entre la prairie et l’étable. Je vous l’accorde, c’est le bazar, encore plus avec les travaux du futur atelier.
Nous avons fait un barrage de chaque côté du chemin avec les tracteurs, le camion et les voitures. Tout s’est très bien déroulé. Le troupeau est rentré sans stress simplement attiré par un seau de farine dont certaines génisses sont très friandes.

Parce qu’il pourrait être plus agressif, Tabac, le taureau qui a perdu son anneau nasal nous permettant de le manipuler plus aisément, a eu droit à une ration de farine pour lui tout seul avant l’entrée dans la grange.

Les photos suivantes prises à l’intérieur de la grange sont très peu nettes avec beaucoup de bruit. C’est promis, nous retrouverons le bridge dès que possible. Vous aurez quand même une petite idée du travail. Antonin, le jeune vacancier qui voulait participer, comprendra pourquoi nous hésitions à le garder près de nous.

Le jeu consiste à présenter un peu de farine dans un seau à chaque vache devant sa place. Puis, lui passer une corde autour des cornes pour la maintenir afin que Thierry puisse lui mettre la chaîne.

Que de neige! Que de bruit! C’est très mauvais mais nous installions Uluru à sa place habituelle. Thierry la surnomme « Virage ». Elle sait se tourner quand le tracteur passe pour nettoyer. Son vrai nom Uluru lui vient de la famille Australienne qui l’a baptisée. C’est le nom de la montagne rouge, autrefois appelée Ayers Rock, que l’on voit sur toutes les photos de ce grand pays. C’est très enrichissant de voyager n’est-ce pas? 😉

Ah enfin une belle photo! Merci Patou pour le travail de reporter.
Les vaches vont rester à l’étable jusqu’au printemps. Elles sont au chaud et bien nourries. Les premiers veaux arriveront au mois de janvier. Petits amis, pour 2013, les noms commencent avec la lettre « I ». Nous attendons vos suggestions.

2 réflexions au sujet de « Avec le mauvais temps, les transhumances! »

  1. Merci à tous les amis qui ont donné mon prénom comme nom possible aux prochaines naissances. J’aurai dû penser que vous alliez bien vous amuser ;-))

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