Troupeau à l’étable

Aujourd’hui, ciel bas, gros nuages et pluie presque toute la journée. Thierry a regardé la météo sur Internet. C’est parti pour la semaine. Les vaches, encore au pré bien que nous leur portions une boule de foin matin et soir, courbent le dos et semblent attendre de rentrer au chaud. La décision est prise, début décembre, ce n’est pas la peine d’attendre une amélioration. Nous rentrons le troupeau pour les mois d’hiver. Thomas est revenu du travail en milieu de matinée pour cause d’intempéries. Nous voilà à trois pour ce travail toujours assez mouvementé. 32 bêtes à mener d’un pré à l’autre, puis une route à traverser et la montée du chemin avant la porte de la grange.

Reportage en images …

Thomas prend une boule de foin derrière le tracteur pour servir d’appât. Il pleut des cordes. Les veaux, eux, sont déjà à l’abri depuis 1 mois. Au premier plan, notre Friandise, la mascotte de la ferme, que les enfants ont nourri au biberon tout l’été dans le parc des chèvres. A l’arrière, la réserve de foin pour l’hiver.
Nous sommes dans le pré sur le tracteur pour faire passer le troupeau d’un pré vers un autre. Il pleut toujours. Thomas a la goutte au nez, Thierry rentre la tête dans les épaules!
Face à nous, devant la barrière, le troupeau attend sous un ciel toujours très chargé. Nous devons les faire passer par un pré juste semé. Le sol est maintenant détrempé. Ce n’est pas très bon de faire piétiner cette nouvelle prairie.
Elles se dirigent vers le tracteur pensant avoir le foin étalé comme d’habitude. Notre tactique a bien fonctionné. Mais comme prévu, il restera des traces de sabots dans la prairie. Nous les retrouverons au moment de faire le foin au printemps prochain.
Qui a dit qu’un jour de pluie était triste? Le soleil pointe maintenant le bout de son nez. La route brille.
C’est finalement sous un soleil radieux que le troupeau s’engage sur notre allée pour monter vers l’étable.
Il ne faut pas leur laisser le temps de réfléchir. Elles pourraient faire demi tour ou essayer de sauter au dessus des clôtures de chaque côté. C’est au pas de course que nous les poussons. Dommage qu’il n’y ait pas le son, c’est assez folklorique!
Arrivée dans la grange. Nous avions fait un barrage de tracteurs et d’outils pour faire goulot. Même si le soleil est revenu, elles savent qu’elles seront mieux au chaud et bien nourries pour l’hiver dans le bâtiment. Elles sont assez dociles aussi et tout s’est pour l’instant bien passé.Il faut maintenant les attacher.

Pas de photo au moment où nous les attachons aux cornadis une par une. Tout le monde était trop occupé. Mais c’est fait et Thomas distribue une boule de foin. Les animaux sont sur deux rangées de 15, séparés par un couloir où l’on déroule le foin. Il y a une autre rangée de 15 disponible et pour l’instant presque libre du côté gauche de la grange. Il reste 6 génisses – jeunes vaches trop jeunes pour être avec le taureau au milieu du troupeau – à mettre à l’étable. Elles sont sur une autre partie de la ferme. Nous irons les chercher avec la bétaillère dans les jours qui viennent.
Les petits, au nombre de 14, ont été rentrés il y a déjà plus d’un mois pour la vaccination FCO (contre la fièvre catarrhale). Ils sont installés sous un hangar ouvert et restent en liberté. Nous leur portons de la farine faîte avec du triticale que nous avons moissonné cet été, et du foin. Ils sont calmes et pépères dans cet enclos.

Nous ne garderons pas les 14. Les mâles seront vendus pour des élevages vers l’Italie ou l’Espagne. Et nous garderons 5 ou 6 des plus jolies femelles pour renouveler le troupeau. Friandise restera bien sûr à la maison. Vous l’avez oubliée? Elle a été beaucoup photographiée cet été par les touristes …

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